L' église et la Femme

 Il n'est plus le temps où la Déesse a été jetée de l'autel et où les Vestales ont disparu, la science spirituelle du monde féminin.

Il n'est plus le temps où la Femme a été reléguée après des années de parité au foyer et aux tâches subalternes comme de la maisonnée et de la maternité.

Comme il est fini le temps où l'homme pieux, consacré à sa religion, ne peut partager sa vie terrestre avec une femme et donner la vie, avoir des enfants et prospérer dans une ligne d'amour familiale.

L'Eglise Orthodoxe mais elle n'est pas la seule, autorise le mariage qui dans le cadre d'une vocation religieuse vient renforcer un amour inconditionnel universel que les croyant(e)s de religions appellent "dieu" comme moi j'appelle "déesse". La cohésion communautaire est aussi celle du "ciment" dans le couple du religieux et de sa femme. Seuls les moines ayant fait vœu de chasteté ne se marient pas.

Il n'est pas pensable que humainement parlant, un homme d'Eglise ne puisse dans l'idéal de sa religion avoir une relation sensible et aimante avec une femme et donner la vie ; sa vie de chair et de sang est bien dans ce mariage sous l'empreinte de l'amour universel et son attention sera à la dimension de son engagement.

Les frustrations et les non-dits dans l'Eglise catholique et protestante ont été levés par divers scandales qui en fait ne sont que le témoignage d'un malaise masculin. Il semble que l'exemple du pope orthodoxe est une voie à suivre. Ne soyons pas hypocrites sur ce sujet ; si il y a tant de débordements sexuels sur des jeunes mineur(e)s des paroisses, c'est qu'il y a une vie qui ne se fait pas, une Vie qui parle aussi d'amour terrestre ; et avec le souci théologique, sûrement un amour terrestre transcendé par le Divin. Refouler au niveau psychologique comme au niveau de sa libido est un exercice quasiment pas possible sans s'aliéner ; il n'y a que les Ascètes qui y parviennent car leur Chemin leur est dicté dans leur for intérieur, mais on ne peut demander à tout homme d'église de sacrifier "l'amour qu'il veut donner et recevoir".

Depuis les scandales dénoncés et reconnus dont par François, des 'affaires' continuent d'apparaître en peu partout ce qui énonce un malaise au sein de la communauté religieuse sur les pratiques de la vie amoureuse et sexuelle terrestre qui ne va pas à l'encontre d'un engagement vers le divin. 


De plus, l'Eglise catholique comme protestante s'engagerait dans un processus d'évaluation interne qui a déjà été réalisé sous l'angle de "dérapages" d'hommes d'église avec des Dames et qui pourrait plus avant poser la question du célibat obligatoire dans le cadre de son mandat religieux. Dès le noviciat, les lectures de Textes comme les questions de l'échange et la parité dans le Couple dont du prêtre, de l'évêque, du cardinal, doivent être posées.

Jésus de Nazareth était marié et père, hébreu d'origine puis réformateur amenant la lignée des chrétien(ne)s. Sa mère, Marie, a perdu sa virginité dès ce 1er enfant et aura d'autres maternités. Il ne faut pas confondre "la pureté" de l'âme ou de l'esprit avec la vie terrestre. Cela n'enlève rien à la mère de Jésus.


Qui et même Dieu ou la Déesse pourrait faire renoncer à un homme, l'amour universel dans une position, une place, de mari et de père. Que le chemin pur soit celui choisi, il n'empêche que l'homme comme la femme sont des êtres qui s'unissent par amour, un chemin à deux aussi pur que possible, et "pour le meilleur pas pour le pire".

 Pierre l'apôtre était marié.


D'expériences, j'ai vu la Famille autour de Popes, le rayonnement grandi de ces hommes religieux dont avec la communauté environnante ; il y a aussi chez eux deux mouvements qui se complètent : - un appel vers le Divin qu'ils représentent ; - une vie terrestre comblée par le couple et la famille qui permet aussi aux gens du village, de la ville, de se référer à un homme du Divin qui vit aussi comme un mari et père de famille.

On ne peut demander à l'homme religieux comme à la communauté, cette amputation du "pouvoir d'aimer" ; cela est néfaste.

Au-delà de l'aspiration au mariage dans l'Eglise Catholique, se pose la question de la place donnée à la Femme qui épouse un religieux, en tant que femme, que salariée, que mère.

Il est temps et le Temps où le mariage des prêtres doit être donné, permettant au-delà que la Femme soit reconnue autrement qu'elle l'a été par le passé et remis à sa place d'égale.


Les Femmes prêtres, abbesses, existent depuis des siècles et ne se posent pas la question de leurs engagements ni de leur place bien qu'elles ne soient pas assez représentées.

Au nom de la Mère

Au nom de la Fille

Ainsi soit-elle

Hildegarde de Birgen abbesse rhénane, et moi-même chamane

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